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                  LE  CHIEN  PERDU

 

      Le chien était perdu,

      Il errait dans la rue;

      Il vivait de larcins

      Et de maigres butins.

 

                          Toujours on le chassait,

                          Souvent on le battait;

                          Des mauvais coups de pierre

                          Il n’en avait que faire.

 

      Quand une âme chagrine

      Lui ouvrait sa chaumine,

      Alors pour son hôtesse

      Il n’était que caresses.

 

                         Mais d’un vieux chien bâtard

                         On se lasse tôt ou tard.

                         Et le vieux chien perdu

                         Retournait dans la rue.

 

     « Il est bien trop âgé,

     Il doit être enragé »,

     Lançait d’un cri hostile

     La rumeur de la ville.

 

                         Tout est fini pour lui,

                         Les bonnes âmes ont fui,

                         A moins qu’un vieux clochard

                         Croise le chien bâtard...

 

     Alors ils s’en iront,

     Par les rues, sous les ponts;

     Ils vivront rejetés,

     Prix de leur liberté.

 

                         

Poème à refaire

 

 

Papier, crayon, inspiration,

Pour une fois en relation...

Commençons!

 

Mais ce petit morceau de bois,

Qu’il glisse vite entre mes doigts!

Pas très droit!

 

Je me demande où est ma gomme?

Ah! Ce petit objet m’assomme!

Faut voir comme!

 

Donc, je n’ai pas droit à l’erreur

Si j’ai perdu mon effaceur.

Quel malheur!

 

Il faudra que ces écrits restent...

Mais non! Ma gomme est dans ma veste!

Quelle peste!

 

Je vais pouvoir tout effacer...

Mais saurai-je recommencer?

C’est insensé!

  L’histoire de Grand-père

 

Lorsque j’étais enfant

Le soir à la veillée

Entre mes grands-parents

Quand la nuit arrivait

Sous le ciel étoilé

J’attendais cet instant

Où Grand-pèr’ chaque soir

Me racontait une histoire

 

Il connaissait par cœur

Les arbres et les fleurs

Il m’apprenait la vie

Des oiseaux, des abeilles

Je l’écoutais ravi

Et pour chaque merveille

Ouvrant son répertoire

Me racontait une histoire

 

Pour moi il fabriquait

D’un roseau un sifflet

Un’ fronde un’ sarbacane

Construisait un’ cabane

Où je jouais souvent

Et je lui demandais

Grand-père il va falloir

Me raconter une histoire

 

        L’hiver dans la soirée

On jouait souvent aux dames

Assis près du foyer

Où rougeoyaient les flammes

Mais après la partie

Je lui disais « Papy »

Maint’nant tu vas pouvoir

Me raconter une histoire

 

Nous fuyions de la ville

Pour pêcher le poisson

Surveillant le bouchon

Trop longtemps immobile

Le temps me semblait long

Pour me tenir tranquille

Grand-père de mémoire

Me racontait une histoire

 

Ce temps est bien fini

Mon grand-père est parti

Mais par les soirs d’été

Sous le ciel étoilé

Je pense encore à lui

A ces moments bénis

Où grand-pèr’ chaque soir

Me racontait une histoire

 

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